Derrière le dynamisme urbain, la crise de l’immobilier rural ? (1/2)



Vous les verrez dans tout le pays, elles se comptent par millions actuellement en France.

Alors que les Notaires de France ont annoncé un record de 907.000 transactions au cours de la période allant de mai 2016 à mai 2017, d’autres s’inquiètent d’un possible « effet de bulle » et estiment que plus dure sera donc la chute.

Même si pour le moment, comme l’indiquent à juste titre les Notaires de France, rien ne laisse présager une telle issue, force est de constater qu’il existe un fort contraste entre les zones urbaines, péri-urbaines et les zones rurales quand il s’agit d’évaluer la santé du marché immobilier national.

Un article intitulé Crise de l’immobilier et immobilier en déshérence en France publié sur le site de la fondation belge AgoraVox aborde cette problématique en rappelant qu’environ quatre millions de maisons, très majoritairement situées dans nos campagnes, seraient vides.

« Maisons de village aux volets vieillis, clos, aux façades non-touchées depuis des lustres, bordées d’espaces de végétations buissonnantes, demeures rurales inhabitées, voire à l’abandon. Vous les verrez dans tout le pays, au cœur des petites villes à l’écart et des villages excentrés : elles se comptent par millions actuellement en France, » constate l’auteur en introduction.

Ce dernier s’interroge ensuite sur la possible acquisition en masse de cette France en marge (France off-grid) par des fonds étrangers et s’inquiète aussi d’une possible grave crise immobilière à l’avenir.

Emerge en effet parfois le doute sur la bonne santé du marché immobilier français revendiqué par les professionnels qui l’animent tant il est courant de relever la présence continue de certains biens depuis plusieurs années dans les journaux d’annonces immobilières.

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