Londres, Paris, etc… Vivons-nous dans une bulle immobilière ?



Selon le rapport Global Real Estate Bubble Index 2018 publié par UBS, le marché immobilier de Paris connaît des « déséquilibres majeurs » alors que les prix s’accrochent à des niveaux record.

Selon les analystes d’UBS, des taux d’intérêt compétitifs, le Brexit et l’élection d’Emmanuel Macron auraient favorisé la dernière montée annuelle des prix dans la capitale française.

Aussi, rappelle l’agence d’information Cyceon, assiste-t-on à un rattrapage progressif des prix parisiens par rapport à leurs homologues européens, notamment Londres où les prix immobiliers ont atteint des niveaux exceptionnels presqu’une décennie avant Paris.

Prudence toutefois, insiste UBS, puisque la stagnation des revenus et des loyers contredit la hausse des prix et indique donc une potentielle surévaluation du marché immobilier parisien.

En conséquence, Paris est devenue la ville la plus chère d’Europe après Londres et Amsterdam sans pour autant entamer le rendement médian total de l’immobilier résidentiel qu’UBS évalue à 10% par an dans les plus grandes villes des pays de l’OCDE.

Hong Kong, Munich, Toronto, Vancouver, Londres et Amsterdam s’approchent d’un risque de bulle mais « la situation actuelle n’est pas du tout comparable à celle qui prévalait avant la crise, » commente Mark Haefele, Chief Investment Officer chez UBS GWM.

Trop d’impôts tue petit à petit le secteur de l’immobilier locatif



Si en plus du droit pas toujours rédigé et/ou appliqué équitablement dans les litiges entre propriétaires et locataires s’ajoute une fiscalité quasi-confiscatoire, alors le secteur immobilier ne peut qu’en souffrir.

En somme, nous indiquent les professionnels de l’immobilier, « le risque n’en vaut plus vraiment la chandelle » au moins du point de vue d’un nombre croissant de propriétaires.

Selon une estimation du Crédit Foncier, la fiscalité est devenue un tel fardeau que la part de logements qui seront achetés pour être loués devrait avoir diminué de presque 2 points de pourcentage en 2018 (de 16% à 14,1%). Ce serait donc la fin du rattrapage entamé en 2013 en cas de confirmation des estimations.

En toile de fond, la politique nettement hostile à la propriété immobilière conduite par le président de la République Emmanuel Macron et sa majorité En Marche (LREM).

« Tout est devenu si compliqué et puis au final, le risque est haut mais les revenus locatifs sont de plus en plus bas, » nous explique Marie-George, bailleur d’un deux pièces parisien. « Récemment un ami m’a parlé de l’investissement locatif en zone euro, au Portugal par exemple, et vu l’évolution de la fiscalité ici, je pense à vendre mes biens acquis ici en France, » ajoute Gérard, un propriétaire installé à Bordeaux.

Comme dans beaucoup d’autres domaines, et particulièrement l’immobilier, l’impôt a déjà tué l’impôt et s’attaque désormais à l’existence même du secteur.

Immobilier et assurance de prêt, vous reprendrez bien un peu d’impôts ?



Hormis créer des impôts et des taxes pour un résultat contreproductif puisque la dette et le déficit publics ne cessent d’augmenter, à quoi sert donc le gouvernement ?

Voilà une question que les propriétaires immobiliers déjà remontés contre la politique qu’ils jugent « anti-propriété » du gouvernement d’Emmanuel Macron se posent probablement et souvent. On apprend en effet par l’hebdomadaire Le Point que le ministère de l’économie et des finances (Bercy) « étudie la possibilité d’augmenter la taxe sur les assurances de prêts ».

Bien que les Français soit le peuple le plus imposé du monde, Bercy envisage donc d’attaquer un peu plus leur patrimoine en générant une énième augmentation du coût d’accession à la propriété à travers la répercussion de la taxe augmentée sur le coût total du crédit immobilier.

En étendant l’assiette de la taxe sur les assurances de prêts, écrit Le Point, la facture augmenterait de 3 euros par mois soit 540 euros au total sur un crédit de 100.000 euros sur 15 ans. Selon les estimations, tout cela équivaudrait à terme à 500 millions d’euros d’impôts supplémentaires par an reçus par l’Etat, indique Les Echos.