Paris domine le marché de l’investissement immobilier européen



« Avec 27 milliards d’euros investis, les investisseurs plébiscitent l’immobilier français. »

Certains parlent de l’effet Emmanuel Macron tandis que d’autres, plus nombreux, parlent de valeur intrinsèque et même de rattrapage par rapport aux autres grandes villes européennes. Selon un rapport publié par CBRE France, Paris domine désormais le classement des villes européennes qui attirent le plus d’investisseurs immobiliers.

Avec 6 milliards d’euros investis intra muros et 20 milliards d’euros si l’on inclue toute l’Ile-de-France, Paris devance Amsterdam et Madrid au classement, loin devant Francfort qui ne bénéficie pas tant que prévu d’un « effet Brexit ».  Et avec un record de 27 milliards d’euros injectés dans son parc immobilier en 2017, la France est la valeur qui monte auprès des investisseurs étrangers.

Cela aura-t-il des conséquences pour les locataires ? C’est possible à long terme puisque du coût d’achat dépend l’objectif de rentabilité du propriétaire. Mais considérant la législation en vigueur et le type d’acheteurs, l’impact sur le marché locatif pourrait rester limité.

Immobilier et fiscalité, des Français s’exilent au Portugal



Qualité de vie et fiscalité motivent des Français à s’installer au Portugal.

Trop d’impôts et peu de soleil enverraient des milliers de citoyens Français à la poursuite d’une fiscalité plus douce et d’un soleil plus présent au Portugal. En effet, selon les informations des Notaires de France, près d’un bien sur cinq acheté au Portugal le serait actuellement par des investisseurs, au premier rang desquels les Français.

Dans ce pays stable, membre de l’Union européenne (UE), les nouveaux habitants recherchent non seulement une qualité plus élevée – la sécurité est souvent citée comme explication de leur exil – mais aussi et surtout une fiscalité plus clémente qu’en France.

Championne du monde des taxes et des impôts, cette dernière est plus en plus quittée par des citoyens dont on ne saurait estimer qu’ils appartiennent aux « riches ». Parmi eux de très nombreux retraités qui disent vivre mieux au Portugal qu’en France, certains se félicitant même de pouvoir économiser quand ils ne le pouvaient plus du tout avant.

Cette émigration de Français vers des contrées fiscalement plus avantageuses pourrait s’accélérer avec l’augmentation de la CSG, des impôts locaux et de diverses taxes notamment sur les carburants décidée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Prudence cependant puisque le statut de non résident habituel qui permet de bénéficier pendant 10 ans d’une exonération sur les revenus perçus à l’étranger – retraite incluse donc – est contestée par la Suède et la Finlande au motif d’une concurrence déloyale.

L’ambassade de France à Lisbonne estime que 50.000 Français vivent actuellement au Portugal et près de la totalité d’entre eux n’expriment pas le souhait de rentrer au pays.

Derrière le dynamisme urbain, la crise de l’immobilier rural ? (2/2)



Le fossé grandissant entre France des villes et France des champs incite à la prudence.

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Prenons par exemple le certes rural mais beau département de l’Orne (61) où des propriétés de qualité à des prix tout à fait abordables cherchent acheteurs parfois bien plus longtemps que dans d’autres départements pourtant plus onéreux et plus éloignés de Paris.

Si bien entendu le marché de l’emploi, l’attractivité économique et la mobilité notamment ferroviaire jouent un rôle central dans la valorisation et le dynamisme de marchés immobiliers comme celui de l’Orne, on se demande avec une certaine incompréhension pourquoi ce dernier n’est-il pas plus sollicité par les acheteurs que d’autres départements pourtant ni mieux lotis ni mieux pourvus.

Ce fossé grandissant entre France des villes et France des champs à l’heure d’une régionalisation croissante de nos territoires voulue par l’Union européenne (UE) incite donc à la prudence tant le nombre de logements vacants et potentiellement vendables à bas prix est important.

Quand on parle en l’occurrence de millions de biens immobiliers, doit-on logiquement les intégrer dans notre évaluation générale de la santé du marché immobilier national.

La croissance de l’internet, du travail à distance et un meilleur maillage des transports dans les régions pourraient un jour à la fois redonner dynamisme à ces régions rurales aujourd’hui quelque peu délaissées et enclencher conséquemment une possible dynamique baissière sur les marchés immobiliers des régions urbaines et péri-urbaines.

Ce n’est certes pas une certitude mais c’est une hypothèse de travail que l’investisseur comme l’acheteur doivent intégrer dans leur plan d’investissement ou d’achat immobilier à long terme.