Londres, Paris, etc… Vivons-nous dans une bulle immobilière ?



Selon le rapport Global Real Estate Bubble Index 2018 publié par UBS, le marché immobilier de Paris connaît des « déséquilibres majeurs » alors que les prix s’accrochent à des niveaux record.

Selon les analystes d’UBS, des taux d’intérêt compétitifs, le Brexit et l’élection d’Emmanuel Macron auraient favorisé la dernière montée annuelle des prix dans la capitale française.

Aussi, rappelle l’agence d’information Cyceon, assiste-t-on à un rattrapage progressif des prix parisiens par rapport à leurs homologues européens, notamment Londres où les prix immobiliers ont atteint des niveaux exceptionnels presqu’une décennie avant Paris.

Prudence toutefois, insiste UBS, puisque la stagnation des revenus et des loyers contredit la hausse des prix et indique donc une potentielle surévaluation du marché immobilier parisien.

En conséquence, Paris est devenue la ville la plus chère d’Europe après Londres et Amsterdam sans pour autant entamer le rendement médian total de l’immobilier résidentiel qu’UBS évalue à 10% par an dans les plus grandes villes des pays de l’OCDE.

Hong Kong, Munich, Toronto, Vancouver, Londres et Amsterdam s’approchent d’un risque de bulle mais « la situation actuelle n’est pas du tout comparable à celle qui prévalait avant la crise, » commente Mark Haefele, Chief Investment Officer chez UBS GWM.

+10% de transactions immobilières de mai 2016 à mai 2017



L’offre reste suffisante pour répondre efficacement à une demande qui ne faiblit pas.

La 36ème note de conjoncture immobilière publiée par les Notaires de France insiste sur les volumes record qui ont animé le marché immobilier français au 1er trimestre 2017. Déjà en octobre 2016 écrivaient-ils que « soucieux de mettre leur épargne à l’abri des fluctuations boursières, » les investisseurs continuaient à considérer l’immobilier comme « une valeur refuge. »

Par conséquent, le volume des ventes au niveau national continuait-il à progresser, dépassant le dernier plus haut de février 2012. Dans une note conjoncturelle ultérieure en avril 2017, un nouveau record s’établissait à 867.000 ventes sur les douze derniers mois à compter de fin février 2017 soit une hausse notable de 7,7%.

Un tel dynamisme posait donc la question de savoir si le nombre d’acquéreurs se raréfierait et si l’offre serait suffisante pour répondre efficacement à la demande. La réponse est oui puisque les Notaires de France ont enregistré 907.000 transactions en mai 2017 sur un an soit un bond de 10% d’une année sur l’autre.

Loin de la pénurie donc, ce « niveau historique » montrerait que « les biens trouvent preneur très rapidement. » La vitalité continue et croissante du marché immobilier français, en dépit des craintes relatives à la nouvelle fiscalité immobilière souhaitée par le président de la République Emmanuel Macron, pose toutefois la question d’un possible « effet de bulle ».

Pas d’inquiétude répondent les Notaires de France selon lesquels un tel volume s’expliquerait notamment par une « phase de rattrapage du nombre de ventes non réalisées les années précédentes. » Se pose donc ensuite la question de comment le marché immobilier réagira-t-il à la fin dudit rattrapage.

Quoiqu’il en soit la force du marché immobilier français démontre un certain regain de confiance des ménages et constitue un signe d’optimisme pour l’avenir.