Paris domine le marché de l’investissement immobilier européen



« Avec 27 milliards d’euros investis, les investisseurs plébiscitent l’immobilier français. »

Certains parlent de l’effet Emmanuel Macron tandis que d’autres, plus nombreux, parlent de valeur intrinsèque et même de rattrapage par rapport aux autres grandes villes européennes. Selon un rapport publié par CBRE France, Paris domine désormais le classement des villes européennes qui attirent le plus d’investisseurs immobiliers.

Avec 6 milliards d’euros investis intra muros et 20 milliards d’euros si l’on inclue toute l’Ile-de-France, Paris devance Amsterdam et Madrid au classement, loin devant Francfort qui ne bénéficie pas tant que prévu d’un « effet Brexit ».  Et avec un record de 27 milliards d’euros injectés dans son parc immobilier en 2017, la France est la valeur qui monte auprès des investisseurs étrangers.

Cela aura-t-il des conséquences pour les locataires ? C’est possible à long terme puisque du coût d’achat dépend l’objectif de rentabilité du propriétaire. Mais considérant la législation en vigueur et le type d’acheteurs, l’impact sur le marché locatif pourrait rester limité.

L’encadrement des loyers reconduit, Bruxelles bat Londres



Le rendement d’une location serait deux fois plus rentable à Bruxelles qu’à Londres.

Deux informations ont attiré récemment l’attention de Le Bon Locataire. D’abord ce sont les Editions Francis Lefebvre (EFL) qui informent de la reconduction pour un an de l’encadrement par décret des loyers d’habitation en application de l’article 18 de la loi du 6 juillet 1989.

Visant à limiter la hausse des loyers des locations vides ou meublées pour usage de résidence principale en cas de renouvellement du bail ou de changement de locataire, EFL rappelle que s’y ajoute à Paris et à Lille le plafonnement des loyers prévu par la loi Alur.

Ensuite c’est le quotidien belge La Libre qui, à partir du rapport Property Index publié par Deloitte, note avec pertinence que le rendement d’une location est deux fois plus élevé à Bruxelles qu’à Londres.

Quand bien même « le risque d’une correction de prix prononcée reste limité, » la croissance des prix de l’immobilier belge – qui ont plus que doublé en valeur nominale depuis 2002 – a fortement ralenti depuis 2011. Une donnée à contraster puisque le rendement d’une ville comme Bruxelles serait de 4,2% contre seulement 2% à Londres et 2,8% à Paris.

Est-ce toujours « le moment » d’acheter de l’immobilier ?



Comme dans tout achat ou investissement, à chaque situation son projet et sa faisabilité.

Réponse de Normand, oui et non puisque cela dépendra de l’horizon de temps que vous donnerez à votre investissement immobilier et de comment vous souhaiterez en tirer profit. Selon que vous toucherez des revenus locatifs ou procéderez simplement à un achat-revente – un flip en anglais – les paramètres de votre investissement seront très différents.

Aussi pouvez-vous seulement envisager d’être propriétaire sans viser quelque profit soit par sécurité, soit parce que vous souhaitez « vivre chez vous, » soit parce que vous estimez que l’inflation travaillera naturellement pour vous en diminuant la valeur nominale de vos mensualités avec le temps.

Dès lors pouvez-vous en déduire que les journaux ne risquent guère en affirmant que « c’est le moment » puisque tout dépend des paramètres de votre investissement et de vos objectifs. Aussi, précision capitale, l’évolution des prix immobiliers ne reflètent pas l’évolution des loyers.

Si d’un point de vue général, on peut estimer que « c’est le moment », il s’agit de déterminer si vos critères et vos objectifs vous permettent d’affirmer que c’est aussi « le moment » pour vous et votre patrimoine.

CGEDD, INSEE

Partie 1 : Pourquoi est-ce toujours « le moment » d’investir dans l’immobilier ?
Partie 2 : L’immobilier multiplié par 10.000 depuis 1900, c’est le Pérou !
Partie 3 : Dois-je en déduire que c’est donc toujours « le moment » d’acheter ?

Nous aborderons plus en détails le sujet passionnant de l’investissement immobilier dans la section Investissement.