Derrière le dynamisme urbain, la crise de l’immobilier rural ? (2/2)



Le fossé grandissant entre France des villes et France des champs incite à la prudence.

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Prenons par exemple le certes rural mais beau département de l’Orne (61) où des propriétés de qualité à des prix tout à fait abordables cherchent acheteurs parfois bien plus longtemps que dans d’autres départements pourtant plus onéreux et plus éloignés de Paris.

Si bien entendu le marché de l’emploi, l’attractivité économique et la mobilité notamment ferroviaire jouent un rôle central dans la valorisation et le dynamisme de marchés immobiliers comme celui de l’Orne, on se demande avec une certaine incompréhension pourquoi ce dernier n’est-il pas plus sollicité par les acheteurs que d’autres départements pourtant ni mieux lotis ni mieux pourvus.

Ce fossé grandissant entre France des villes et France des champs à l’heure d’une régionalisation croissante de nos territoires voulue par l’Union européenne (UE) incite donc à la prudence tant le nombre de logements vacants et potentiellement vendables à bas prix est important.

Quand on parle en l’occurrence de millions de biens immobiliers, doit-on logiquement les intégrer dans notre évaluation générale de la santé du marché immobilier national.

La croissance de l’internet, du travail à distance et un meilleur maillage des transports dans les régions pourraient un jour à la fois redonner dynamisme à ces régions rurales aujourd’hui quelque peu délaissées et enclencher conséquemment une possible dynamique baissière sur les marchés immobiliers des régions urbaines et péri-urbaines.

Ce n’est certes pas une certitude mais c’est une hypothèse de travail que l’investisseur comme l’acheteur doivent intégrer dans leur plan d’investissement ou d’achat immobilier à long terme.