L’immobilier à Paris, toujours plus haut, toujours plus fort ?



Quand on parle de Paris aujourd’hui, c’est un peu Londres dix ans auparavant.

Selon les Notaires de France, le prix au mètre-carré des appartements anciens à Paris devrait atteindre 9.330 euros d’ici le mois prochain (mai 2018).

Avec une hausse significative de 8,6% sur un an, les prix de l’immobilier parisien battent un nouveau record. « Paris reste un marché immobilier à part », rappellent les notaires pour qui « le manque de biens immobiliers proposés à l’achat » explique notamment la hausse du prix.

C’est notamment vrai pour les biens « d’exception » dont l’offre se fait de plus en plus rare, ce qui intensifie la pression des prix à la hausse pour la demande. Cette dernière, par l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers et en partie grâce au Brexit, ne cesse d’augmenter.

Première destination européenne pour l’investissement immobilier depuis déjà quelques temps, la capitale française pourrait bien contester la première place de Singapour comme ville la plus chère au monde. Paris est unique et les acheteurs ont réalisé que les prix étaient restés relativement modestes, toute proportion gardée, par rapport à Londres ou Moscou ces dernières années.

A mesure que le prix augmente, se pose de plus en plus la question, est-ce encore le moment d’acheter ? Pour les groupes d’investissement immobilier, la réponse est oui car l’optimisme et la croissance sont enfin de retour en France.

« De novembre 2017 à janvier 2018, les ventes sont supérieures d’un quart par rapport au niveau moyen de ces 10 dernières années et de 13% par rapport à la période de forte activité des années 1999-2007, » précisent les notaires.

Les loyers baisseraient, pourquoi et comment ?



Deux inconnues avec la nouvelle fiscalité immobilière et le retour de l’inflation.

L’année 2018 sera probablement une année mouvementée pour le marché immobilier français. Après cinq ans de hausse continue dans les grandes villes contrastant avec une véritable dépression dans les zones rurales, l’immobilier serait à la croisée des chemins.

Alors que le gouvernement d’Emmanuel Macron entreprend une vaste refonte de la fiscalité immobilière qui inquiète les professionnels du secteur, les prix devraient poursuivre une hausse modérée en 2018 au plan national. Mais, et c’est la véritable nouvelle, les prix auraient progressé de moins en moins vite voire baisseraient dans les agglomérations de plus de 150.000 habitants comme Grenoble, Rennes, Marseille ou encore Le Havre.

Selon une étude de l’observatoire immobilier Clameur, les prix seraient stabilisés ou en très légère baisse – on parle de -0,1% – dans les grandes villes. Ceci pourrait-il annoncer un retournement de la courbe des prix ?

Pas si vite répondent les spécialistes pour qui même si la transformation de l’Impôt sur la fortune (ISF) en Impôt sur la fortune immobilière (IFI) pourrait inciter des contribuables à vendre toute ou partie de leur patrimoine immobilier, de grandes villes comme Paris, Lille, Lyon ou Bordeaux devraient continuer à voir leur parc immobilier gagner en valeur.

Deux points à surveiller de près toutefois avec la nouvelle fiscalité immobilière souhaitée par Emmanuel Macron et l’impact d’un probable retour de l’inflation.